Le mur en pierre sèche est l’une des techniques de maçonnerie les plus anciennes. Pas de ciment, pas de mortier : les pierres se tiennent par leur propre poids et par la précision de l’assemblage.
Choisir ses pierres
Tout commence par la sélection des matériaux. Pour un mur en pierre sèche solide, il faut varier les formats : des pierres de parement pour les faces visibles, des moellons de remplissage pour le cœur, et des boutisses qui traversent l’épaisseur du mur de part en part pour lier les deux parements.
Les pierres calcaires et les grès sont idéaux. Les pierres rondes et les galets, sauf indication contraire, ne conviennent pas – elles glissent trop facilement.
Préparer les fondations
Même sans mortier, un mur en pierre sèche a besoin de fondations stables. Creusez une tranchée d’au moins 30 cm de profondeur, plus si le sol est argileux. Tassez bien le fond, posez éventuellement une couche de gravier drainant avant de commencer la première assise.
La première rangée de pierres doit être les plus grosses et les plus plates que vous avez. Elles constituent la base, elles doivent être irréprochables.
Monter le mur assise par assise
La règle d’or : chaque joint vertical doit être décalé d’une assise à l’autre. Ne jamais aligner deux joints sur deux rangées successives – c’est là que les murs se fissures et s’effondrent.
Posez chaque pierre en vérifiant sa stabilité avant de passer à la suivante. Une pierre qui bouge sous la main est une pierre mal posée. Callez-la avec de petites pièces de pierre ou corrigez son assise.
Intégrez des boutisses tous les 50 à 80 cm environ. Ces pierres qui traversent toute l’épaisseur du mur sont ce qui lui donnera sa cohésion dans le temps.
La finition du sommet
Le couronnement protège le mur de la pluie. Posez de grandes dalles plates inclinées vers l’extérieur pour évacuer l’eau, ou des pierres debout (en anglais « copings ») en léger débord. Cette finition conditionne en grande partie la longévité de l’ouvrage.
